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                  <text>Société des Etudes Océaniennes

N°

149

12)

(N"

XII

TOME

-

DECEMBRE 1964
Anthropologie

Ethnologie

-

Histoire Ancienne et

Sciences Physiques et

-

Sociologie

—

Linguistique

Contemporaine de la Polynésie

Littérature

PAPEETE

«—

et

Folklore

Naturelles

IMPRIMERIE?

—

Océanographie.

OTIICIELLE

Société des Etudes Océaniennes

�Conseil d'Administration

Président

M. Henri

Vice-Président

M. Bertrand JAUNEZ.

Secrétaire

Melle

Trésorier

M. Yves MALARDE.

Assesseur.

.

.

.

JACQUIER.

Janine

LAGUESSE.

M. Cdt PEÀUCELLIER.

.

Assesseur

M. Cdt Pierre JOURDAIN.

Assesseur

M.

Assesseur

M. Terai BREDIN.

Assesseur

M„ Martial IORSS.

Assesseur

......

Assesseur.

.

.

.

.

.

Rudolphe BAMBR1DGE.

M. Siméon KRAUSER.
M. Raoul TEISSIER.

Pour être reçu Membre de la Société se faire
membre titulaire.

présenter

par

un

Bibliothèque.
Le

Conseil

d'Administration

informe

ses

membres

peuvent emporter à domicile certains livres de la

qu'ils
Bibliothèque

signant une reconnaissance de dette au cas où ils ne ren¬
draient pas le livre emprunté à la date fixée. Les autres peu¬
vent être consultés dans la Salle de lecture du Musée.
en

La Bibliothèque et
membres de la Société
le Dimanche.

la salle de lecture sont ouvertes aux
tous les jours, de 14 à 17 heures, sauf

Musée.
Le Musée

est ouvert

tous

les

jours, sauf le dimanche de 14

à 17 heures.

Spciété des

Études Océaniennes

�BULLETIN
DE LA

SOCIETE D'ETUDES OCEANIENNES

(POLYNÉSIE ORIENTALE)

TOME XII

No 149

-

-

(N° 12)

DÉCEMBRE

1964.

SOMMAIRE

Pages
Sociologie
Notes

sur

Tahiti

les relations urbaines

—

rurales à
-i i:;

(Ben Finney)

Botanique

plantes schtyotoxiques
(Paul Pétard). . . ,

Les

Polynésiennes

Navigation

jours à la dérive de Bora-Bora à Fiti-Uva
(Janine Laguesse)

155

Société des

Études

Océaniennes

419

��/]lio&amp;es

les relations unbaiues-nunales
^'UalvAl

sun,

a

Le centre urbain de Papeete domine Tahiti.
Papeete, la seule ville de Tahiti, est le cen¬
tre de gouvernement,
du commerce, de 1'educa¬
tion, de la religion, et de la plupart des au¬
tres

de

activités

dans

les

de

moitié

la

Tahiti

de

_

des

vivent

municipales de Papeete ou bien
urbains adjacents, des dis¬

secteurs

tricts

de

Faaa

lation

de

Tahiti

et

vivant

que

Plus

environ

-

limites

dans, les

bien

l'Ile.

habitants

45-000

de

Pirae.

est

dehors de

en

reste

Le

étroitement

la

de

lié

zone

la

popu¬

Papeete,

à

urbaine.

Rn

fait, la plupart des districts situés dans un
périmètrë de 20 km de la ville sont virtuelle¬
ment

banlieues.

des
Une

des

caractéristiques
de

nisation»

l'importance
entre

la

districts

des

ville

allées

et

le

de

cette

"suburba¬

autrefois

et

venues

district.

ruraux

est

quotidiennes

Cette

étude

pré¬

sente

quelques statistiques, sur ces déplacements
quotidiens, rassemblées en 1962. Ces statisti¬
ques ont trait à :

1°/ déplacements depuis la subdivision' de
Aoua

dans

le

2°/ le
nommé,

rôle du

Ce

de

Paea,

"truck de

dans les déplacements

I._

Tahiti

district

L'étendue

Papeete

district",

;

ainsi

quotidiens.

AOUA

sont

qui

jusqu'à

les

ont

districts

le

urbaine

de

la

cote

Ouest

de

plus de liens avec Pqpeete.
de Papeete se prolonge à faaa,

Société des

Études

Océaniennes

�414

l'Ouest de Papeete. L'autre
adjacent de Punaauia
forment une longue banlieue. En dépit de son as¬
pect rural, Paea, situé entre 18 et 28 km. de
Papeete, possède de nombreuses caractéristiques
d'une banlieue. Parmi celles-ci,
il faut noter
les allées et venues quotidiennes à Papeete.
Si
premier district
et

extrémité

certains

le

à

district

habitants

de

Paea

consacrent

se

encore

culture, à la peche et à la préparation du
coprah, beaucoup d'entre eux sont des salarias
qui se rendent à Papeete tous les jours pour y
travailler. De plus, les habitants de Paea vont
fréquemment en ville pour se rendre dans les bu¬
reaux
de l'Administration, pour se faire soigner
encore
ou
pour y voir des parents ou amis ou
pour se distraire. L'importance de ces déplace¬
ments quotidiens est indiquée par des données
recueillies à Aoua,
subdivision située entre le
km.19 et le km.20.5« Le 18 Avril et le 22 Juin
1962, j'ai enregistré les déplacements de tous
les adultes d'Aoua
(à l'exception de quelques
Chinois et des résidents Européens)
qui quit¬
taient Aoua et en revenaient dans la journée,
à

la

lies

résultats

les

tables

l

de

à

cette

étude

sont

inscrits

dans

4.

TABLE I

Déplacements quotidiens hors d'Aoua
Mercredi 18 avril 1962

Adultes d'Aoua (15-59 ans)
Destination
Hommes

3. Vers la région

Femmes

o/o

Totaux

o/o

3

2-5

4

3-7

7

3-0

8-3

6

5-5

16

7.0

38

31-4

18

16.5

56

24-3

51

42.2

28

25-7

79

34-3

urbaine de

Papeete
Total quittant
dant la journée

O/'o

10

1. A l'intérieur du district
2. Vers d'autres districts

230

109

121

Aoua

pen¬

Société des

Études

Océaniennes

�415
TABLE II

Déplacements quotidiens hors d'Aoua
Vendredi 22 juin 1962
Adultes d'Aoua (15-59 ans)
Destination
231

111

120

Hommes

o/o

o/o

Femmes

°

o

Totaux

1. A l'intérieur du district

5

4-2

4

3-6

9

3-9

2. Vers d'autres districts

16

13-3

4

3-6

20

8-7

39

32-5

13

11.7

52

22-5

60

50-0

21

18-9

81

35-1

Total

°/

3. Vers la région

urbaine de

Papeete
Total quittant
dant la journée

Aoua

pen¬

TABLE III
Motifs des

déplacements

18 avril

et

Hommes

Motifs

1. Travail et affaires

22 juin

°/o

Papeete
1962

vers

°/o

Femmes

O

61

79-2

4

12-9

65

60.2

20-4

2. Achats (nourriture, vête¬
6

7-8

16

51-6

22

3, Docteur-dentiste

1

1.3

7

22.6

8

7-4

4. Divers

9

11-7

4

12-9

13

12-0

77

100.0

31

100-0

108

100.0

ments)

Total

TABLE IV

Moyens de transport vers Papeete
18 avril et 22 juin 1962

Hommes

Moyens
district"
2. Automobile (y compris
1. "Truck de

29

37.7

28

36-4

20

25.9

Femmes

o/o

Total

°/o

21

67-7

50

46.3

10

32.3

38

35-2

ca¬

mionnette)
3. Moto,

°/o

vélomoteur scooter

77

Total

Société des

100-0

—

31

—

100-0

Études Océaniennes

20

18 5

108

100-0

�416
La plupart des habitants d'Aoua qui se dé¬
placent dans la journée vont à Papeete, comme
l'indiquent les tables 1 et 2, plutôt que dans
d'autres régions rurales ou de banlieue.
Environ
25^ des gens d'Aoua se déplacent quotidienne¬
ment. Il y a plus d'hommes que dé femmes qui vont
à Papeete et,
comme l'indique le tableau 3, près
de 80 % des hommes vont à Papeete pour y
tra¬
vailler ou pour leurs affaires. L'importance des
liens économiques entre Aoua et Papeete est sou¬
lignée par le fait que 50 % des femmes qui se
déplacent vont faire leurs achats à Papeete.Cer¬
taines personnes font l'aller et le retour en
vélomoteur, en scooter ou en automobile. Mais le
moyen le plus habituel utilisé pour aller en
ville

est

le

de

"truck

district".

La

table

4

in¬

dique

que pour les jours relevés près de la moi¬
des voyageurs utilisent ce dernier moyen.

tié

II.-

Le

LE

"truck

TRUCK

de

DE

DISTRICT

district"

(pere'o'o mata'eiautobus de transport de
personnes et un camion de marchandises. Il est
carrossé de façon à pouvoir transporter passa¬
gers et fret. A l'intérieur se trouvent deux,
banquettes dans le sens de la longueur pour les
passagers. Le fret qui comprend le poisson, les
taros, patates etc.. destinés au Marché de Pa¬
peete, ainsi que des sacs de farine, de riz, ou
des pièces de bois destinés au district est ré¬
na'a)

est à la fois

parti
fixé

les bancs
1'arrière.

sous
à

La

un

plupart des

ou

sur

le

toit

ou

encore

trucks de district appartien¬

nent

à des Tahitiens qui vivent dans les dis¬
tricts.
Ils
font plusieurs
allers et retours

dans

la journée,
prenant du frèt et des passa¬
gers pour la ville ainsi qu'à leur retour au
district. Le premier voyage commence vers 4 heu¬
res
30, pour apporter le poisson et autres den¬
rées destinées au Marché de Papeete. Puis il re¬
tourne au district et en repart vers 8 heures 30

pour

amener

en

ville

Société des

ceux

qui y vont

Études

faire leurs

Océaniennes

�41:
achats
au

ainsi

d'autres voyageurs. Il retourne
10 heures 30,ramenant chez eux^

que

district vers

la plus grande partie, les acheteurs et
emplettes. Vers 13 heures 30 il repart en
ville
ramassant en chemin quelques passagers qui
vont faire leurs achats l'après-midi.
A 17 heu¬
res
15 il quitte la ville,
ramenant en majorité
pour

leurs

des

travailleurs

servent

les

chez

districts

Les trucks qui des¬
éloignés de la ville

eux.

moins

Paea font habituellement plus de 3 allers et
par jour ; lorsque ils sont en provenan¬
ce
de districts situés au-delà de 50 km,
ils ne
font qu'un aller et retour par jour. Les trucks
transportent en moyenne de 20 à 40 personnes par
voyage. Les tarifs varient avec la distance par¬
courue.
Entre Paea et Papeete, par exemple,
le
tarif est de 15 francs CFP, aller seulement.
que

retours

1962,il y avait à Tahiti environ 62 trucks
service, à savoir 15 faisant la cote Est et
Tautira, et 24 entre Papeete et Teahupoo. C'est,
le Marché Public qui constitue le
terminus et la
plupart des voyageurs se rendant en ville atten¬
dent d'y etre arrivés pour descendre. Afin d'ob¬
tenir une estimation globale de l'importance des
trucks dans les déplacements entre les districts
et Papeete, M. Paulo TEURUA et moi-meme
avons
enregistré le nombre des passagers débarquant
des trucks,
arrivant au Marché au cours de deux
journées du mois d'Avril 1962.
En

en

TABLE V

Nombre de passagers

adultes arrivant

Date du contrôle

au

marché

sur

des trucks de district

Provenance

Provenance

Côte Est

Côte Ouest

Total

Mardi 17 avril 1962

378

697

1.075

Dimanche 22 avril 1962

257

775

1-032

Société des

Études

Océaniennes

�418
Le

Mardi, jour ouvrable, environ 1075 passa¬
débarquèrent au Marché. Le dimanche 22 Avril
ce
chiffre fut presque atteint car 1032
passagers débarquèrent ce jour là. Le Mardi, la
proportion entre les travailleurs et les ache¬
teurs utilisant les trucks pour se rendre à Pa¬
peete était plus équilibrée que le Dimanche où
la plupart des arrivants étaient des acheteurs.
Le Dimanche
est le jour le plus
achalandé du
Marché de Papeete,
car ce jour là de nombreux
Tahitiens, qui pendant la semaine se nourrissent
en majeure
partie de pain, de riz et autres co¬
gers

mestibles
acheter
faire

du

importés, se rendent au Marché
poisson frais, du taro etc...

pour
pour

Tahitien traditionnel. Pendant
les 2 jours de contrôle,
la majeure partie des
voyageurs étaient en provenance de la Côte Ouest
plus peuplée (et aussi plus "suburbanisée").
un

repas

Ben
Université

FINNEY
de

Californie

Santa-Barbara

Société des

Études

Océaniennes

�JLes plantes ichÂyo&gt;loK imites polynésiennes
par

Paul PETARD

Docteur

en

Pharmacie

Peuple de pécheurs, les Polynésiens connais¬
depuis longtemps l'art de capturer le pois¬
l'enivrant au moyen de certaines plantes.
son
en
Lès anciens Marquisiens pratiquaient le POA (pè¬
che aux herbes)au lever du soleil dans les trous
de
rocher taillés en grottes sous-marines qui
bordent les côtes de Nuku-Hiva. Dans les lies à
sent

lagons,
fectue

comme
dans

Tahiti et Moorea,cette pèche s'ef¬

les

innombrables pâtés

parsèment la mer
breuses
sons

excavations

servent

de coraux

qui"

et dont les nom¬

intérieure,
de

refuge

aux

pois¬

.

Aux

lies

de

la

Société

et

aux

Marquises,

les

indigènes employaient autrefois pour énivrer le
poisson, tantôt le fruit du HUTU (Barringtonia
speciosa Forster), tantôt les feuilles, les ti¬
ges et les racines du Tephrosia piscatoria (HORA
des Tahitiens, KOHUHU des Marquisiens). Les Mar¬
quisiens se servaient aussi des feuilles et des
jeunes pousses de PAPA (Rhynchosia minima de
Candolle) et des fruits de KOHUU (Sapindus saponaria var. Jardinians). Aujourd'hui,
les Marqui¬
siens

emploient encore les

fruits du HUTU et du

KOHUU.
Les
de

la

et habitants des autres îles
utilisent tous, les racines de HO¬

Tahitiens

Société

PAPUA, liane d'introduction récente que Mrs
NEAL, du Bishop Museum d'Honolulu, a iden¬
tifié comme appartenant à l'espèce Derris trifoliata Lour.,
et qui se retrouve également comme
poison de pèche chez les Fidjiens et les SaRA

Marie

moans.

Les plantes ichtyotoxiques polynésiennes ap¬
partiennent donc à six espèces différentes, si

Société des

Études

Océaniennes

�420
nous

joignons Derris elliptica, dont quelques
issus de boutures expédiées en 1937 par
soins du Ministère des
Colonies, se trouvent
y

pieds,
les
au

Jardin

soit

les

d'Essais

de

la

Fautaua.

On

emploie

racines

(HORA PAPUA),soit le fruit (HU¬
TU, KOKUU), soit la plante entière (PAPA, HORA),
En langue
tahitienne, le mot HORA sert à dési¬
gner, d'une façon générale,les légumineuses ichtyo toxiques.
Tephrosia piscatoria, en raison de son ori¬
indigène, est appelée HORA TAHITI ; Derris
trifoliata est désignée sous le nom de HORA PA¬
PUA, qui semble indiquer une origine Papoue :
cette liane a do être importée de Nouvelle-Gui¬
gine

née.
Pour
sivement

chaque espèce,
l'habitat

l'activité
tration

et

et

étudierons

caractères

succes¬

botaniques,

la nature, la concen¬
ichtyotoxique,
la répartition du principe actif.
*

L'action

minée

nous

les

toxique

l'aide

*

sur

*

le poisson a été

déter¬

du OOPU

(Electris fusca Bloch et
Schneider), petit poisson d'eau douce, très ré¬
pandu dans les rivières tahitiennes.
à

Pour
nous

rechercher la
utilisé les

avons

I.-

roténone et ses isomères,
réactions suivantes :

Réaction

de

HOWARD.

La

drogue pulvérisée est traitée par quel¬
de chloroforme : On porte à l'ébulli,tion pendapt 4 minutes dans une fiole d'Erlenmeyer recouverte d'un entonnoir ;
après refroi¬
dissement, on exprime et on filtre. 3 gouttes de
filtrat sont évaporées sur un verre de montre à
la température ordinaire.
On laisse tomber sur
le résidu 3 gouttes d'acide sulfurique pur : la
présence de roténone se traduit par une colora¬
tion jaune-orangé, virant au brun, puis au vio¬
let, par addition de quelques cristaux de nitri¬
ques

te

de

cm3

sodium.

Société des

Études

Océaniennes

�421

Réaction

II.-

de

DURHAM.

drogue pulvérisée est traitée, dans un
déplacement, par de l'acétone, jusqu'à ce
que ce solvant s'écoule incolore. 2 cm3 de solu¬
tion sont évaporés dans une petite capsule de
porcelaine au-dessus d'un bain-marie chauffé à
70°. On traite le résidu par 4 gouttes d'acide
azotique officinal, puis par 4 gouttes d'ammo¬
niaque afficinal : il se développe une colora¬
tion bleue très intense et fugace si la drogue
La

tube

à

renferme

III.-

de

la

Réaction

roténone.

de

GUILLAUME et Mlle PROESCHEL.

La poudre végétale est agitée dans un tube A
essais, avec 10 cm3 d'acétone. On laisse déposer
et on prélève l
cm3 de solution que l'on mélan¬
ge,
dans un tube à essais, avec 1 cm3 d'acide
azotique pur. Après 30 secondes de repos, on ajoute 8 cm3 d'eau et q.s. d'ammoniaque pour neu¬

La présence de roténone est décelée
coloration bleu foncé fugace, semblable
celle du bromo-thymol.

traliser.

par
à

une

Pour doser la roténone, nous avons suivi la
technique de GROSS et SMITH modifiée par GOOD¬
HUE : la plante séchée et pulvérisée est traitée
au
Soxhlet, pendant 6 heures, par 100 cm3 d'acé¬
tone ;
l'extraction terminée, on retire le li¬
quide, on rince l'appareil avec de l'acétone que

joint au liquide extractif de façon à obte¬
volume total de 100 cm3. On prépare d'au¬
tre part une solution acétonique de roténone de
façon à obtenir une échelle renfermant entre

l'on
nir

un

0,20 mg par

centimètre cube.

acétonique et de chacu¬
de roténone, on ajoute
2 cm3 de solution alcoolique alcaline de nitrite
de sodium
(l), fraîchement préparée, on agite
et on porte les tubes pendant 5 minutes dans un
bain-marie à 25-30°.
Au bout de ce temps, on ajoute 1 cm3 d'acide sulfurique dilué (2)que
fait couler le long des parois
l'on
du tube
sans
mélanger. On met de nouveau dans le bainmarie pour 15 minutes,
on retire, on bouche et
on
agite. Il se développe une teinte rose stable
A

ne

des

2

cm3

de

l'extrait

solutions

étalons

Société des

Études

Océaniennes

�422

pendant deux heures, dont l'intensité est pro¬
portionnelle à la concentration en roténone du
liquide traité. On sépare par centrifugation le
précipité de sulfate de potassium, et on compare
au
colorimètre la teinte de l'essai avec celle
de l'étalon
qui présente la coloration la plus
voisine

Réac tifs.

alcoolique alcaline de nitrite
en mélangeant ex temporanément 1 volume de solution aqueuse de KOH à 40
grs pour 100 cm3,
et 7 volumes de solution al¬
coolique de nitrite de sodium (N02Na en solution
aqueuse au 1/10, 1 cm3 ; alcool à 95",
100 cm3)•
Solution

1._

obtenue

de

sodium

de

2.- Acide sulfurique dilué
:
1 volume d'aci¬
sulfurique (D - 1,84) + 3 volumes d'eau.

:

BARRINGTONIA SPECIOSA FORSTER

polynésiens

Noms

Grand

arbre

très

:

H0TU,

HUTU, TIRA HUTU.

répandu dans

toutes les lies

sur les plages et à l'intérieur
Feuilles alternes, à limbe coriace
Calice à deux divisions grandes

polynésiennes,
vallées.

des
et

luisant.

persistantes.
l'anneau

avec

filets

Quatre pétales,

capillaires.

soudés à la base

nombreuses, à
Ovaire à deux ou quatre lo¬

staminal.

Etamines

pauci-ovulées.

ges,

est une baie anguleuse, pyramidale,
couronnée à son extrémité par les
sépales et par le style.

Le

fruit

monosperme,
deux

Poids

moyen

Poids

moyen

Poids

moyen

Sur

trois

une

zones

du fruit entier
du péricarpe
de l'amande

coupe

dans

le

Société des

transversale,on
péricarpe :

Études

Océaniennes

155 g.
65 90 -

distingue

�a) une cuticule, épaisse, de couleur verte,
b) une zone de liège (L), très développée,
et qui présente une épaisseur maxima vers la ba¬
se
du fruit,
c) une couche de fibres (F) , qui entourent,
l'amande et qui se prolongent,
à la base,
par
les faisceaux 1ibéro-1igneux du pédoncule et au
sommet par ceux du style.
à l'épaisseur du suber,
le fruit du
possède une densité très inférieure à l'u¬
nité, et flotte à la surface de l'eau avec envi¬
ron
1a. moitié de sa surface immergée ;
grâce q
cette particularité et à son impu t r es c i b i 1 i t.&lt;-,
de nombreuses peuplades océaniennes l'emploient
comme
flotteur pour les filets de pèche.
Grâce

HUTU

Fig.

1

Société des

-

Fruit

Études

de

HUTU

Océaniennes

�424

Fig.

Coupe

2'~

longitudinale
de

C

:

cuticule

T

:

tégument de

L'amande

est

L

;

d'un

fruit

HUTU
:

la

liège
graine

entourée

F

;
;

:

A

:

fibres ;
amande.

d'un

tégument de cou¬
structure homogène ;
cellules polygonales, bourrées de grains d'ami¬
don de 2 à 30
de diamètre,en forme de cloches,
avec
un
hile punctiforme difficilement visible.
leur

Cet
ties

brune

amidon
de

et

présente

est

lorent

distribué

l'amande

longituainales,

une

dans

toutes

les

par¬

des coupes transversales et
traitées par l'eau iodée, se co¬
;

uniformément

en

bleu.

Q G? ©Q
Fig.
Amidon

3.de

HUTU

Grossissement
400

Société des

Études

diamètres

Océaniennes

:

�i ch tyo to xi que ,
râpée et 100 grs de pulpe
mis à digérer avec 500 cm3 d'eau à la tempéra¬
ture de 50*
pendant une heure. Le digesté re¬
froidi est filtré à travers une compresse de co¬
ton, versé dans un bocal gradué, et le volume
est amené à 4 litres par addition d'eau douce.
Un bocal
témoin reçoit 4 litres d'eau,et on
plonge de part et d'autre 6 OOPU. La température
de l'eau,
dans les deux récipients, est de 23*.
sont indiqués dans le
Les résultats de l'essai
détermin-,

Pour

suivant.

tableau
Poids

l'activité

fraîche

l'amande

des

Temps nécessaire

poissons

amener la mort
(en minutes)

(en grammes)

pour

3,50
3,70

26

3,90
4,20
7,20
9,10

36

30

40

50
55

Quelques minutes après leur introduction dans
liquide toxique, les poissons sont agités de
soubresauts violents
;
cette phase est de courte
durée, et de 7 à, 10 minutes après le début de
l'expérience, elle fait place à un engourdisse¬
ment
complet, avec persistance des mouvements
respiratoires ; la mort ne SUrvie.nt que long¬
le

temps après, par suite d'une absorption massive
toxique. Les poissons du bocal témoin ne ma¬
nifestent, pendant toute la durée de l'expérien¬
de

ce,

Nature

La

suivant
la

signe d'intoxication.

aucun

du

principe

recherche
les

réaction

de

actif de l'amande de 11UTU

la

techniques
de

HOWARD,

roténone a été effectuée
exposées plus haut. Pour
nous opérons
sur 5 grs de

sont broyés avec du sable et traités
par 10 cmg de chloroforme.
Pour la réaction de
DURHAM, nous employons 10 grs de pulpe et 15 cm3
d'acétone. Dans les deux cas,résultats négatifs.
pulpe,

qui

Société des

Études

Océaniennes

�426
Sons

avons

macérer

sant

râpée

roche-c

pendant

i

12

ie

-

.

tica'oïdes

heures

300

fai¬

en

d'amande

grs

d'acide chl o rhy dr i que à. 1 P •
trois fractions ; on passe avec
expression et on filtre. Le filtrat est alcalinisé par l'ammoniaque et épuisé à 5 reprises par
un
mélange éthéro-chloroformique (éther 450 grs,
700

avec

employés

100,

chloroforme

évaporé,
l'air
du

grs

en

libre

dans

distillation

par

cristal11 soir

un

d'évaporation,ce

caloîde,

du

Ce mélange est

grs).

150

d'abord

moins

qui

Recherche

100

filtré puis
B.M.

puis

de

pas

:

des

à

rési¬

exclut

quantité

en

au

la présence
appréciable.

d'al

saponines.

d'amande

râpée sont traités par ;
B.M.B. pendant une heure,
dans un ballon
surmonté d'un
réfrigérant à re¬
flux.
Après refroidissement,nous exprimons, fil¬
et évaporons
trons
dans le vide. Le résidu est
repris par 100 cm3 d'alcool à 70* bouillant, on
laisse refroidir,
on filtre et on ajoute 100 em3
d'éther. Il se forme un précipité blanc qui est
recueilli sur filtre,
lavé à l'èther, et soumis
grs

cm3

d'alcool

aux

essais

une

et
que

60',

au

suivants

Une

a)
l'eau

à

du précipité

partie

bouillante

:

:

la

solution

est

traitée

obtenue

saveur
amère, mousse fortement par
présente la meme toxicité vis-à-vis
l'amande de HUTU lui-même.

b)

par

présente
agitation
du

00PU

fraction est mise en suspen¬
physiologique, et 1 goutte de
suspension est mise au contact, entre lame et
lamelle, avec une goutte de suspension globules

sion

Une

dans

seconde

du

sérum

fouges-sérum physiologique
microscope

l'hémolyse des

:

nous

globules

observons

au

rouges.

c) Le reste du précipité est chauffé au B.M.
pendant 30 minutes, avec 50 cm3 d'acide sulfurique à 26 p. 100, on laisse refroidir et on

B.

filtre.On
cide

dans le filtrat l'excès d'a¬
l'eau de baryte, on filtre à
concentre à 20 cm3 par évaporation

précipite
sulfurique par

nouveau

et.

on

Société des

Études

Océaniennes

�42V

pression réduite. Le liquide concentré ré¬
la liqueur de Felhing et donne,
avec
le ré¬
actif à la phényl-hydrazine,des
cristaux de glusous

duit

cosazone•

Les

cité

fruits

de

HUTU

doivent

donc

leur

toxi¬

cétone du
groupe de la roténone, mais à des saponines.
Ce
résultat est à rapprocher des observations
fai¬
tes par J.
VELLARD à propos des fruits de Barringtonia Vrisei, employés également comme poi¬
son
de pèche
en Malaisie.
Les Myrtacés du genre
Barririgtonia doivent donc être classés parmi les
végétaux à saponines. La teneur en saponine de
non

l'amande
de

à

pas

de

un

HUTU

l'arbre

alcaloïde

doit

ou

varier

à

une

suivant

l'habitat

effet, d'après les Tahiti en s,
les
fruits des HUTU poussant dans
les vallées
seraient plus
actifs que ceux fournis par les

arbres

11
tats

à

du

en

bord

de

la

mer.

nécessaire, pour obtenir des résul¬
pèche au HUTU, d'utiliser une forte
de pulpe : ou bien les fruits sont ou¬

est

la

quantité
verts

:

avec

un

caillou

et

frotte

on

l'amande

sur

partie immergée du rocher, ou bien de petits
paniers en NIAU (feuilles de cocotier tressées)
sont
remplis de fruits râpés et introduits par
des plongeurs à l'intérieur des
excavations qui
abritent le poisson.
la

SAPINDUS SAPONARIA, VAR.

Nom

JARDINIANA F. BROWN

marquisien

:

KOKUU.

assez
rare
aux
Iles de la Société,
répandu aux Marquises. Les Marquisiens em¬
ploient ses fruits de la même façon que ceux de
Barringtoriia ; l'action piscicide est due égale¬
ment à des saponines.

Arbuste

très

De nombreuses peuplades d'Amérique du Sud
utilisent les fruits de divers Sapindus comme

poisons de

pèche.

Société des

Études

Océaniennes

�428

PISCATORIA PERSOON

[ HEPHROSIA

indigènes

Noms

Tahiti

A

Aux

Mo

et

BORA,

o r e a

HORA

TAHITI

KOHUHU.

Marquises

p ap i 11 i o n a c é e 'autrefois
et Moorea sur les plages
et.
les
collines basses
;
c'était alors le poison
de pèche
le plus employé ; de plus, les graines
servaient de vermifuge et de purgatif pour les

lé gum in eu se

Petite

répandue

très

en

à

Tahiti

fants.

Aujourd'hui il est devenu difficile de se
échantillons de cette plante, car

procurer des
feuilles
ses

sont

recherchées

avec

avidité

par

habitat favori, les
premières collines qui bordent la mer, a été en¬
vahi
cam ara Linn • ,
pur Lantana
arbuste épineux
qui
forme des buissons impénétrables et finit
toute végétation herbacée.
pur étouffer
les

chèvres

Grace

llaupiti,
vons

pu

à

sauvages,

et

l'obligeance

son

de

M

.

PA Q UIE R,

colon à

et à l'aide du guide TENANIA, nous arécolter quelques pieds de HORA sur les

qui dominent la baie de Vaianae (Moorea)
altitude d'environ 250 mètres. Transplanà
Papeete, ces pieds ont fourni de nombreu¬
graines, et l'étude de la plante a pu e tre

rochers
à

une

tés
ses

menée

à

bien.

&lt;P
A

1 i g.

|.~

Teplirosia

1

:

f.uille.

('

:

gousse,

H

:

fleur,

piscatorla

srandëur

naturelle.

grandeur naturelle.
grossie une fois et demie

Société des

Études

Océaniennes

�429
Kerbe

Feuilles

nées,

formées

et

9

de

à

dressée, atteignant 70 cm de
alternes, composées imparipen-

vivace,

haut.

il

d'un pétiole légèrement pubescent
folioles presque sessiles, obova-

les, paral1élinerves , échancrées au sommet, at¬
teignant 200 mm de long sur 8 mm de large. A
l'insertion du pétiole commun se trouvent deux

stipules" subulés,
pas

7

longueur

dépasse

ne

peu

l'extrémité

6

mm

des.

la

nombreuses, disposées par paires
des rameaux. Pédoncule d'environ
de long. Calice vert à 5 dents divisé en
lobes inégaux par deux échancrures profon¬
Corolle blanche, papi1ionacée.Ftendard lar¬

Fleurs
à

deux

dont

mm.

déployé, sub-orbiculaî re, face dorsale
d'une cote médiane saillante, face ven¬
trale creusée d'un sillon qui
abrite 1'androcée
et le pistil.
Ailes incurvées, à bords ondulés,
enveloppant la carène. 10 étamines ; style re¬
courbé
;
gousses aplaties,
légèrement arquées,
acuminées
au
sommet, gardant à leur base les
restes du calice.
5 à 7 graines
épaisses, réniformes, à hile profondément échancré,
surface
1isse,tégum ent fauve parsemé de taches brun fon¬
gement

pourvue

cé

.

11

m g

Longueur moyenne

4

mm

Epaisseur

1,5

Poids

moyen

d'une

Graines

de

Grossissement

Société des

graine

hOHA
:

14

TAHITI

diamètres

Études Océaniennes

mm.

�430
L'activité

fraîche,

plante

piscicide a été déterminée sur la
en utilisant d'une part les par¬

aériennes

ties

(tiges, feuilles et graines), et
les racines. Les parties aériennes
ont
été divisées
finement par passage au ha¬
choir, les racines râpées et pulvérisées.
d'autre

part

Parties

I.-

aériennes

60
à l'exclusion
grs de plantes fraîches,
racines, sont hroyés finement et mis à digé¬
rer
pendant une heure à 50" avec 300 grs d'eau
pure.
Après refroidissement, on passe à travers
une
compresse,
on
complète à 600 cm3 avec de
l'eau pure,
et on fait agir ce liquide sur les
des

00PU.
Poids

(

des

en

poissons

grammes

Temps

)

pour

(
1

gr

gr

1,80

gr

2

11.

en

20

■

26
30
40

gr

Racines

_

Même
racines

• •

1,40

nécessaire
la mort
minutes )

amener

mode

opératoire,

fraîches

Poids

en

pour

300

en

cm3

utilisant
d'eau.
Temps

grammes

en

0,8 5

42

1,40

45

2,80

48

28

6

grs

de

minutes

52

La

roténone

et

dans

été recherchée,
dans les raci¬
graines, par les réactions habi¬
tuelles.
Pour
la réaction de HOWARD,
nous pre¬
nons
0,60 gr de poudre de graines ou de racines

nes

et
a

5

cm3

été

gr.

de

chacune.
nous

ristiques.
sur

chloroforme.

effectuée

graines,
0,25

a

les

La

gr.

sur

La

réaction

de

DURHAM

deux

prises d'essai de 0,75
Qu'il s'agisse des racines ou des
obtenons des colorations caracté¬

réaction de GUILLAUME, pratiquée
de poudre, avec 10 cm3 d'acétone,

Société des

Études

Océaniennes

�431

positive avec les graines, négative avec les
;
si nous réduisons le volume d'acétone
cm3,
la poudre de racine fournit alors une

est

racines
à

5

réaction

positive.

Comme

les

de

la

autres

l'espèce

méricaines,

Téphrosia africaines ou apolynésienne contient donc

roténpne. Ce principe,

calisé

lieu d'être lo¬

au

chez les Derris,
existé dans
toutes les parties de la plante. Les
indigènes ont remarqué depuis longtemps l'acti¬
vité des parties aériennes, et se servent de la
plante entière pour narcotiser le poisson.
Le
suivant

dans

les

racines,

comme

dosage du principe actif
la technique de GROSS et

a

été

SMITH

effectué
déjà ex¬

posée.
A.-

La
tant

Dosage

la Roténone

de

solution

extractive

dans

est

les

racines

obtenue

en

trai¬

de poudre de racines totales, dessé¬
chées dans le vide sulfurique, par 100 cmR d'a¬
cétone. Cette solution présente une teinte jaune
assez
prononcée, qui rend impossible la compa¬
raison
au
colorimètre. Il est nécessaire d'opé¬
rer
au
bloc de Walpole,
en
employant le disposi¬
tif

Tube

2

grs

suivant

A

:

:

acétonique de racine à 2 % :
alcoolique alcaline de

Extrait
4

CIH3

-

Solution
de

nitrite

furique
Tube

B

:

sodium

dilué

:

2

:

4

cmg

-

Acide

étalon de roténone : 4 cm;i. alcoolique alcaline de nitrite
sodium
:
4 cm3.
Acide sulfurique

Solution
Solution
de

sul¬

cm3.

dilué

-

:

2

cm3.

Société des

Études

Océaniennes

�432
Tube

C

Acétone
D

Tube

cm3.

renfermant

pourcentage
est

B.-

le

de

donc

:

0,006

x

2

grs

vide

et

de

6

roténone

:

4

cm3.

-

cm3.

racine
6

à

2

%

'

cm3.

teintes est obtenue avec l'éta¬
de roténone pour 100 cm3» Le
roténone dans les racines étu¬
mg

*0°

de

Dosage
solution

La
avec

6

:

acétonique de
Acétone pure :

-

L'égalité de

diées

pure

Extrait

:

4

lon

étalon

Solution

:

-

0,30

gr

pour

roténone dans

la

ex-tractive

est

100.

les graines.

obtenue

également

de poudre de graines desséchée dans
100 cm3 d'acétone.Sa coloration obli¬

à effectuer la comparaison au bloc de Walpole, en employant le même dispositif que pour
le dosage précédent.
L'égalité est obtenue avec
l'étalon renfermant 14 mg de roténone pour 100
ge

cm3.

de

Le pourcentage

roténone dans les graines

donci

est

0,014

x

100

-

0,70

gr

pour

100=

2

graines de T. piscatoria sont environ
plus riches en roténone que les raci¬
nes.
C'est probablement à la roténone que l'on
doit attribuer les propriétés vermifuges de
ces
graines, propriétés connues des anciens Tahitiens, qui en faisaient usage en médecine infan¬
tile
(NADEAUD) : à cette époque, la plante était
très répandue et le remède se trouvait à portée
Les

fois

deux

de

la

main.

DERRIS TRIFOLIATA
Noms

LOUR. VEL DERRIS ULIGINOSA

indigènes

_

-

Espèce

non

et aux Iles

à Tahiti

sous-le-Vent

:

H0RA

PAPUA.

H0RA

RAR0T0NGA.

indigène,

Société des

Études

ROXB.

d'introduction récente

Océaniennes

�433

puisque

la

flore de DRAKE DE CASTILLO (1893) ne
le genre Derris. Les indigènes ne
sont pas d'accord sur l'origine de cette plante:
les uns l'appellent BORA PAPUA,
la disant origi¬
naire
de Nouvelle
Guinée, les autres la dé s i gent sous lè nom de HORA RAROTONGA, affirmant
qu'elle vient des Iles Cook. Nous pensons que ce
Derris a été importé de Nouvelle Guinée à Rarotonga par des missionnaires anglicans, et qu'il
a
été introduit à Tahiti par les
indigènes de
Rarotonga, assez nombreux à Tahiti, où ils for¬
ment une petite
colonie de pécheurs et d'agrimentionne

culteurs

«

cultivé à proximité des ca¬
la liane rampe à la surface du
si elle trouve un support, elle s'y enrou¬
grimpe à une hauteur de plusieurs mètres.

HORA

le

PAPUA

Sans

ses.

sol

pas

;
et

est

tuteur,

Feuilles

composées impar ipennées à 5 ou 7
entièrement glabres. Pétiole commun
creusé en gouttières à sa face supérieure. Stipu¬
les
très réduits. Folioles entières, légèrement,
obovales, acuminées, dimensions moyennes 15 cm
sur
7 cm.Nervures secondaires rares et espacées.
La plante ne porte pas de
fleurs, mais peut être
propagée facilement par repiquage ou par boutu¬
rage. Racines fasciculées,riches en fibres,
ren¬
folioles,

fermant

suc

un

latescent

et

douées

d'une

odeur

péné tran te.
L'activité

ichtyotoxique a été déterminée
habituelle, en employant la ra¬
cine fraîche.
Le digesté laiteux correspondant à
5 grs de racines est ajouté,
après refroidisse¬
ment, à 1)5 litre d'eau de mer ; on complète le
volume à 2 litres
avec
de l'eau de mer, on mé¬
lange et on immerge dans le bocal 5 mulets (Mugil cephatus) de poids variant entre 26 et 33
la mort des cinq poissons est obtenue au
grs :

la méthode

par

de

bout
p.

100,

te

donc

il

A

la

concentration

racine de Derris uliginosa
comme
un
poison foudroyant.

Cette
tions

minutes.

10

la

de

suffit

racine
la

donne

intensité

avec

roténone.Pour

la

réaction

d'employer 0,20gr de

Société des

Études

se

poudre

de

les
de

0,25

compor¬

réac¬

HOWARD,

sèche pour

Océaniennes

�434
5

de

cms

chloroforme,

la réaction àe DURHAM peut
de poudre que l'on traite
par 10 cm3 d'acétone
; en évaporant 2 cm3 de cet
extrait acétonique, on obtient par l'acide azo¬
tique et l'ammoniaque une sunerbe coloration
s'effectuer

sur

0&gt;20

bleue•

de

8

de

2

Le

dosage

a)

Sur des racines provenant d'un pied âgé,
cultivé

ans,

cultivés

ans,

ESSAI

1er

La

sèche

renferme

50

loration
que

lité,

il

de

1/2

au

de

que,

h
en

en

50
teneur
10,7

2ème

ertone

correspond à. 1 gr de
d'acétone. L'étalon
dans 100 «3. La co¬

cm3

roténone

l'extrait

est

beaucoup plus in¬
Pour obtenir l'éga¬
diluer la solution

gr

ESSAI

mg
x

dans

la
-

solution

et d'exami¬

étalon

:

■a

»

30

.

diluée

de

l'extrait

acétoni¬

pour

100

cms

30

2

107

mg

de

la

racine

sèche

est

encore

obtenue

x

-

roténone

p.

100

:

:

grammes.

:

extractive

poudre de racines totales, dessé¬
le vide sulfurique, pour 100 cm3 d'a-

de

.

est le même que dans l'essai précé¬
opérons le dosage colorimétrique par
de dilution,
les deux liquides à com-

L'étalon
der.!,.

H

extractive

28 mm.

roténone

en

solution
gr

solution

la

de

:

teneur

1

100

1/2 avec de l'acétone,

au

hauteur

La

de

mg

hauteur

-

Agés

de Papeete.

liquides auccolorimètre de Duboscq.
l'égalité des teintes est obtenue, on a:

Lorsque

chées

;

deux

les

-

extractive

celle de l'étalon.
est nécessaire de

extractive

-

l'hôpital

à

pour

rose

tense

avec

pêcheur

un

:

solution

poudre

-

par

:

Sur des racines issues de deux pieds

b)

ner

été pratiqué

a

Nous

me'hode

Société des

Études

Océaniennes

�435

étant placés

parer

calibre.

même
une

il

teinte
est

diluer

La

dans

beaucoup

la

solution

pour

extractive

de

avec

jusqu'à ce que les hauteurs
quides soient respectivement :
hauteur
-

15,3
-

de

hauteur

l'étalon
la

de

h

:

7

-

solution

l'acétone

des

pure,

-

de
présente

extractive

intense que l'étalon :
obtenir l'égalité, de

plus

nécessaire,

gradués

tubes

deux

solution

deux

li¬

cm.

extractive

:

H

-

cm3.

concentration
extractive

en

roténone

de

la

solution

:

15,3
50

-

x

~

109

de

10,9

Pour

la

p.

roténone

pourcentage
desséchées

:

mg

100

cm3

dans

les

racines

100«

P»

les Tahitiens se contentent
grossièrement la racine fraîche et
en
de la diviser
fragments, qui sont enfermés
dans des sachets de AA HAARI
(tissu papyracé qui
se
trouve à l'aisselle des jeunes
feuilles de
Cocotier). Chacun de ces sachets est lié à l'ex¬
trémité d'une perche et introduit dans une exca¬
vation du paté de corail.
Au bout de quelques
minutes, les poissons à demi-engourdis sortent
de leur abri et sont aussitôt harponnés par les
plongeurs qui entourent le rocher. Il est rare
que
le poisson puisse être pris à la main : ce
résultat
exige une concentration en toxique
qu'il est difficile d'obtenir dans les condi¬
tions où s'effectue cette pèche.
de

La
pn

pèche,

contuser

racine

roténone

comme

de

qui

H0RA

PAPUA

permet

insecticide.

présente

d'envisager

Cette

teneur

une

son

teneur

emploi

pourrait

sans

soignée et une
sélection judicieuse,
car les racines étudiées
provenaient de lianes cultivées d'une façon très
sommaire. La possibilité de se procurer les bou¬
tures
sur
place, l'existence d'une variété déjà
adaptée au climat et au sol polynésien, sont au¬
tant de
facteurs qui devraient inciter
les co¬
lons
de nos ties à entreprendre cette culture.
Une liane
âgée de trois ans pouvant fournir une

doute

être

accrue

par

Société des

une

culture

Études

Océaniennes

�436

cinquantaine de boutures, et celles-ci pouvant
ttre plantées
à un mètre de distance, 200 lianes
peuvent fournir les boutures nécessaires à l'é¬
tablissement d'une plantation d'un hectare.

DERRIS ELLIPTICA BENTH
Nom

indigène
FUE

Les

racines

de

FAI

aux

SAMOAS

:

AVA.

Derris

elliptica

sont utili¬

poison de peche par les indigènes des
Samoas, d'après Cristophersen, de même que cel¬
les de Derris u1iginosa.Dans le dialecte Samoan,
chaque plante possède un nom différent : FUE'O'
sées

comme

Derris

elliptica

Société des

Derris

Études

uliginosa

Océaniennes

�437
ONA

vénéneuse)

(liane

désignerait D.

uliginosa.
le KAWA) désigne¬
rait D.
elliptica.
(II. s'agit dix KAWA pour le
poisson, 1-e KAWA destiné aux hommes étant prépa¬
ré avec les racines de Piper
methysticum). A Ta¬
hiti, les seuls pieds de Derris elliptica ipie
nous
ayons pu observer,
en
1939, provenaient de
6 jeunes plants expédiés en
1937 par l'Institut
National d'Agronomie de la France d'Outre-Mer,
FUE

FAI

AVA

et

cultivés

M.

Jean

de

Tahiti.

A
les
et

au

BOUBEE,

première

deux

;

caractères

faire

pour

Jardin

d'Essais

Directeur

de

la

de

la

Fautaua

Station

par

Agricole

il est possible de confondre
elliptica et Uliginosa, l'une
stériles et de ports exactement sem¬
la distinction est facile d'après les
vxie,

lianes

l'autre

blables

_

(liane

des

Derris

D.

feuilles

:

uliginosa

3,

:

5

ou

pétiole

7

folioles
et

commun

;

ner

centrales

g lagrandes
(15 cm sur 7 cm), ova¬
les, à marge ondulée.

vures

bres

_

Derris

elliptica

:

9,

;

11

folioles

vures

centes

folioles

commun

centrales

et

;

ner¬

pubes-

folioles peti¬
(12 cm sur 5), obo-

tes

vales,

me

13

pu

pétiole
;

entières.

Le dosage de la roténone, pratiqué de la infi¬
façon que pour D. uliginosa, nous a fourni un

chiffre
Cette

inférieur

faiblesse

:

6,7

relative

P»

100

doit

de

racine

être

sèche.

imputée, semble-t_il, à des causes locales (altitude, nature
du sol,
etc.) et il est possible que D. ellipti¬
ca
puisse fournir, dans des conditions diffé¬
rentes, des racines plus riches.Cependant, étant
donné
l'abondance de D.
uliginosa et sa teneur
élevée en principe actif,
il nous semble inutile
d'impo rter à grands frais de nouveaux plants de
D.
elliptica et préférable de développer la cul¬
ture de l'espèce déjà acclimatée sur place.

Société des

Études

Océaniennes

�438
RHYNCHOSIA MINIMA DE CONDOLLE
Noms

indigènes

A

Nuku-Hiva

PAPA

A

Iliva-Oa

PAPA

A

Rurutu

PAULEPITI

A

Rapa

PIPITAI.

MAOI

Petite

légumineuse rampante très répandue
plages et dans les vallées des Marqui¬
ses,
spécialement dans la partie désertique de
Nuku-Hiva, moins fréquente aux lies de la Socié¬
té.
Tiges pubescentes. Feuilles composées tri¬
foliées.
Folioles ovales,
rhomboldales, acuminées, atteignant 6 cm de long et 5 cm de large,
face inférieure pubescente et parsemée de poils
glanduleux.
les

sur

Fleurs

disposées en grappes axillaires plus
les feuilles. Calice à cinq dents,
les deux supérieures plus ou moins unies.
Corol¬
le jaune.
Etendard arrondi, portant deux auri-

longues

que

cules

sa

bée.

Ailes étroites,
carène recour¬
longue d'environ i cm, légèrement
acuminée. Racines fasciculées, traçan¬

à

arquée,
tes,

de

base.

Gousse

cassantes

et

pauvres

en

fibres.

Rhynchosia minima est utilisée comme poison
pêche par les Marquisiens et par les habi¬

tants

A

des

lies

australes.

Tahiti, la plante s'emploie en médecine
mais ses propriétés piscicides sem¬

indigène,
blent

inconnues.

essais

Nos

1)
la

sur

terre

des

ont

porté

:

racines fraîches, recueillies
de Nuku-Hiva,
en octobre 1939

déserte

Société des

Études

Océaniennes

à

;

�439

Rhynchosia minima
A

:

f eui11

B

:

gousses.

es

(grandeurs

2)
coltées

a)

sur
à

des

FAAA

feuilles

et

(Tahiti),

en

naturelles).

tiges fraîches,
Aodt 1940.

ré¬

Racines.

Le digesté à 40 P«
1000) préparé à la maniè¬
habituelle, n'exerce aucune toxique sur le
00PU :
après une heure de contact,
tous les. poisre

Soeiété des

Études

Océaniennes

�440
sont

sons

vivants, n'ayant manifesté
pendant toute la durée

signe
l'expé¬

aucun

d'intoxication

de

rience.

b)

Parties aériennes.
grs de parties aériennes fraîches
sont
finement et mises à digérer pendant une

100

hachées

heure,

la

température de + 50* avec 500 grs
refroidissement, on passe à tra¬
vers
une
compresse de coton,
on exprime,
on ré¬
tablit le volume à 500
cm3 avec de l'eau,
et on
plonge dans ce liquide 5 00PU en parfaite condi¬
à

d'eau

tion

:

après

.

Poids

(

des

en

poissons

grammes

Temps

)

pour

nécessaire

amener

la mort

(en minutes)
1

La

35

1,80

37

2,40

40

3, 50

40

recherche

aériennes

sées,

35

.

1,70

de

la

desséchées

à

roténone,

sur

les

l'étuve

80°

et

à

parties
pulvéri¬

est négative.

Parmi

les légumineuses ichtyotoxiques,
cette
semble occuper une place à part : tandis
que d'ordinaire le principe
actif se trouve con¬
centré, soit dans les racines (Derris),soit dans
la plante
entière (Tephrosia), dans le cas de
Rhynchosia minima, la localisation se fait dans
les parties aériennes.
espèce

Quant

à

la

nature

du

principe toxique, nous
ou plusieurs subs¬
de
la roténone
:
on
a
signalé,
en
effet, notamment dans les Tephrosia, l'exis¬
tence
de plusieurs dérivés de la
roténone
(Tesupposons qu'il
tances voisines

s'agit d'une

phrosine,Toxicarol),qui
tions

de

cette

l'activité
a

des

t t.r i bu able

ne

substance.
feuilles

de

donnent pas
Il

est

•

Société des

Études

les

réac¬

possible que
Rhynchosia leur soit

Océaniennes

�441
Les plantes
ichtyotoxiques polynésiennes ap¬
partiennent donc à. trois familles botaniques J

Légumineuses papilionacées : Derris elliptica, Derris uliginosa, Tephrosia piscatoria, Rhynchosia minima.

_

Myrtacées

_

Sapindacées

-

En

tif,

:

saponaria.

nature du principe ac¬

à saponines
Barringtonia specio¬
:
Sapindus saponaria.

Plantes

Plantes
ris

_

Sapindus

qui concerne la
faut distinguer :

sa,

-

:

ce

il
-

Barringtonia speciosa.

à

roténone:

uliginosa,

Plantes
chosia

à

Derris

elliptica,

Der¬

Tephrosia piscatoria.

principe

actif indéterminé:Rhyn¬

minima.

l'activité i chtyotoxique ,
la première
appartient
aux racines de Derris Uligino¬
place
sa,
qui remplacent de plus en plus les anciens
poisons de peche des Maoris, en particulier le
HORA TAHITI, en voie de disparition,
et le HUTU,
beaucoup moins actif. Comme source de roténone,
elles peuvent rivaliser avec les racines de Der¬
ris elliptica cultivées
aux Indes Néerlandaises,
en
Malaisie et en Indochine.
Il nous a semblé
utile de signaler 1'existence,en Polynésie Fran¬
Pour

çaise,

d'une plante insecticide de cette valeur,
im¬

qui pourrait devenir rapidement une source
portante de revenus pour le Territoire.

Société des

Études

Océaniennes

�/iT

Le

jouais à ta demie de 13ona
à t*UL-[l(fa

IBona

Février

1964, Temanihi TEPÂ et son ami
quittaient Bora-Bora à bord d'un
petit bateau de 22 pieds muni d'un moteur horsbord de 7 chevaux.
Le temps était beau, la mer
2

Natua

RAIOHO

calme

et

fin

ils

d ' ap

auraient

do

arriver

à

destination

la distance étant d'environ
45 milles. Malheureusement à mi-route, le moteur
pour une raison indéterminée,
tomba en panne et
ils ne purent le
remettre en route. L'embarca¬
tion commença à dériver,
la nuit vint, il plût.
Au matin suivant le temps était bouché,
les nua¬
ges barraient 1'horizon,
il fut impossible aux
en

deux

hommes

rè.s-midi,

de

déterminer

dépasser Maupiti.

Aucune

s'ils

avaient

terre n'était

en

ou

non

vue.

Ils

s'organisèrent du mieux qu'ils purent,
pots de peinture vides leur permirent de
recueillir l'eau de pluie. Avec une paire de ci¬
seaux
ils fabriquèrent un harpon de fortune. Les
"mahimahi" étant nombreux dans ces parages et
venant le long du bateau pour se gratter
afin de
se
débarrasser des parasites qui se fixent sur
eux, leur permirent de subsister. Le harpon im¬
provisé n'ayant pas d'ardillon, il était néces¬
saire pour pouvoir ramener le poisson à bord que
l'un des hommes se mette à l'eau pour soulever
la prise afin de permettre au second de la tirer
dans le bateau.
Cette peche était d'ailleurs as¬
sez
décevante car en moyenne 2 sur 3 des mahi¬
mahi, réussissaient à s'échapper.
deux

Entre
ils

les

étaient

vaient

rien

trouvait
ter
ment

les
et

pluies

fréquentes et les embruns,
toujours mouillés et ne pou¬
conserver
de sec,
le cahier qui se

presque

par hasard à bord et qui servait à comp
jours, finit par se détremper complète¬
devint inutilisable.
1 mois 1/2 après

Société des

Études

Océaniennes

�443
leur

lie,

70

départ, ils aperçurent dans le lointain une
probablement Bellinghausen.

Natua, âgé de 40 ans et qui au départ pesait
kilos, allait s * af faibl issan t, p endan t 8 .jours

mouvements, au fond du
jour il mourut. Il
était alors d'une maigreur extreme.Dans l'espoir
d'atteindre une terre dans la journée,son compa¬
gnon conserva le corps et ce ne fut qu'à la nuit
qu'il se décida à l'immerger. Comment Temanihi
allait-il supporter la solitude ? Relativement
bien, car il ne perdit pas espoir et tous les
jours priait Dieu de le sauver. 35 jours passè¬
rent. Le 155ème jour après son départ de BoraBora,il aperçut le récif de Fiti-Uva, dans l'Ar¬
chipel des Samoa, il se jeta à la nage et fut
recueilli presque aussitôt par des pécheurs qui
l'avaient aperçu.Il n'avait aucune idée de l'en¬
droit où il se trouvait. En mauvais anglais,
il
parvint à converser avec ses sauveteurs qui lui
apprirent qu'il était aux Samoa. Temanihi qui
pesait 105 kilos au départ n'en faisait plus que
A l'arrivée son corps était fort, selon son
45.
expression,mais ses jambes ne le portaient plus.
Mis en observation à 1'hôpital de Pago-Pago,
il
y resta 12 jours, se remettant rapidement et re¬
prenant du poids.
il

resta

bateau

Un
le

23

et

prostré,
au

matin

sans

du

120ème

DC4 militaire devait le
Septembre.

ramener

à Tahiti

jours de survie en mer, nous pensons
s'agit là d'un record jamais atteint dans
les limites de la résistance humaine.
A notre
connaissance ce record jusqu'à présent était dé¬
tenu par un Chinois, membre de l'équipage du na¬
vire hollandais SS ZAANDAM de la Holland America
Line qui,durant la dernière guerre avait au lar¬
ge de la cote de Pernambuco, dérivé seul pendant
155

qu'il

120

jours

sur un

radeau.

Société des

Études

Océaniennes

�444
Tenanihi

repris
rons

rendu

son

TEPA

est

métier

si

depuis

à

Maupiti.

de

son

rentré à Rora-Bora où il a
cultivateur et nous igno¬

retour

il

s'est

Janine

Société des

Études

Océaniennes

finalement

LAGUESSE

�Société des

Études

Océaniennes

�Société des

Études

Océaniennes

�Le

Bulletin

de la Société accepte l'impression de fous les
qui paraissent dans le Bulletin mais cela n'implique pas
qu'il épouse les théories qui y sont exposées, ou qu'il fait sien
les commentaires et les assertions des divers auteurs qui, seuls,
Le Bureau

articles

en

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Aux lecteurs de former leur
Le Bulletin

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numéro

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.

.

200 F.P.

Cotisation annuelle des Membres résidant en
pays

200 F.P.

français

Cotisation annuelle des

étrangers

4 dollars

�Souscription Unique.
Membre à vie résidant

en

France

ou

dans

ses

colonies,

2.000 F.P.

Membre à vie résidant
ou

Avantages de
somme

ment

Le

lo

2«
du

versée

l'Etranger,

15 livres sterling

se
une

faire recevoir Membre à vie pour cette
fois pour toutes. (Article 24 du Règle¬

Intérieur. Bulletins N° 17 et N" 29).
Bulletin

continuera

à

lui

être

adressé,

quand bien

d'être Membre résidant à Tahiti.

il cesserait

même

à

40 dollars.

Le Membre à vie n'a

paiement de

sa

plus à se préoccuper de l'envoi
cotisation annuelle, c'est une dépense et

ou

un

souci de moins.

En conséquence :

Dans leur intérêt et celui de la
té, sont invités à devenir Membre à vie :

TOUS CEUX qui,

Socié¬

résidant hors de Tahiti, désirent recevoir

le Bulletin.

TOUS LES Jeunes Membres de
TOUS

CEUX

qui,

Ja

Société.

quittant Tahiti, s'y intéressent quand

même.

Société des

Études Océaniennes

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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>La Société des Études Océaniennes (SEO) est la plus ancienne société savante du Pays. Depuis 1917, elle publie plusieurs fois par an un bulletin "s’intéressant à l’étude de toutes les questions se rattachant à l’anthropologie, l’ethnographie, la philosophie, les sciences naturelles, l’archéologie, l’histoire, aux institutions, mœurs, coutumes et traditions de la Polynésie, en particulier du Pacifique Oriental" (article 1 des statuts de la SEO). La version numérique du BSEO dispose de son ISSN : 2605-8375.</text>
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              <text>Sociologie - Notes sur les relations urbaines - rurales à Tahiti (Ben Finney) 413&#13;
Botanique - Les plantes schtyotoxiques polynésiennes (Paul Pétard) 419&#13;
Navigation - 155 jours à la dérive de Bora-Bora à Fiti-Uva (Janine Laguesse) 442</text>
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